Notre arrivée aux Pays-Bas : un départ mouvementé
📅 27 Février 2026 • ⏱️ 6 min de lecture
Notre départ pour les Pays-Bas ne s’est pas vraiment passé comme on le souhaitait.
Entre un vol annulé à cause de la neige, un bus lui aussi annulé et finalement un trajet de plus de 20 heures en FlixBus, notre arrivée à Eindhoven restera un souvenir marquant.
Voici comment nos premiers jours aux Pays-Bas ont réellement commencé...


Un départ qui ne s'est pas passé comme prévu
À l’origine, notre départ devait être simple. Nous avions réservé un vol au départ de Nice, très tôt le matin, direction les Pays-Bas. L’idée était d’arriver dans la journée, récupérer les clés de notre appartement et commencer tranquillement notre installation.
Mais deux jours avant le départ, tard dans la soirée, nous recevons un message de la compagnie aérienne : notre vol est annulé.
Une vague de froid et de neige touche alors une grande partie de l’Europe et de nombreux vols sont supprimés.




Sur le moment, le stress monte rapidement. Notre arrivée aux Pays-Bas était déjà organisée : nous devions récupérer les clés de l’appartement et j'avais même un entretien important prévu le lendemain. Impossible donc de simplement repousser le projet.
Nous passons alors plusieurs heures à chercher des alternatives.
Les autres vols sont quasiment tous annulés ou proposés à des prix complètement déraisonnables, parfois plus de 700 ou 800 euros par personne, alors que notre billet initial coûtait à peine 150 euros.
Les trains ne sont pas une meilleure solution : eux aussi subissent de nombreuses perturbations à cause de la météo.
Après de longues recherches et beaucoup d’hésitation, il ne reste finalement qu’une seule option possible : le bus.
Nous réservons donc un FlixBus au départ de Marseille. Ce n’est clairement pas la solution la plus confortable, mais au moins elle nous permet encore d’espérer rejoindre les Pays-Bas.
Pourtant, même cette solution reste incertaine.


La neige continue de perturber une grande partie du réseau routier en Europe, et nous ne savons même pas si le bus va réellement partir. Pendant plusieurs heures, nous hésitons : faut-il tenter le voyage malgré les risques de blocage sur la route, ou attendre encore ?
Finalement, nous décidons de ne pas prendre de risque et d’attendre.
Quelques heures plus tard, la réponse tombe : le bus que nous avions réservé vient lui aussi d’être annulé.
Sur le moment, c’est presque un soulagement. Nous avons pris la bonne décision en évitant de nous lancer dans un trajet incertain.
Mais une chose devient claire à cet instant :
>>> notre départ pour les Pays-Bas allait être bien plus compliqué que prévu.
Les adieux : le moment où tout devient réel
Quelques jours plus tard, nous trouvons enfin une nouvelle solution : un FlixBus au départ de Marseille. Cette fois-ci, c’est la bonne.
Avant de partir, nous déjeunons avec mes grands-parents pour leur souhaiter la bonne année. C’est un moment simple, mais chargé d’émotion. Nous savons tous que nous ne nous reverrons pas avant plusieurs semaines, peut-être plusieurs mois.
Ensuite, mes parents et mon frère nous emmènent à la gare routière.
Au début, l’ambiance est presque normale. On discute, on plaisante un peu… comme si nous partions simplement en vacances.
Mais au moment de monter dans le bus, tout devient soudain très réel.
Mon père me prend à part et me dit la phrase qu’il m’a toujours dite avant chaque moment important de ma vie : « Vas-y à fond et n'oublie pas que t'es le meilleur. » C’est sa façon à lui de me dire qu’il croit en moi.
Puis le bus démarre...
En regardant par la fenêtre, je vois mon père et mon frère nous faire signe avec un grand sourire. Mais je vois aussi ma mère, un peu plus loin, très émue.
Et à cet instant précis, quelque chose se serre dans ma poitrine. Pour la première fois, je réalise vraiment ce qui est en train de se passer : je quitte ma famille pour partir vivre dans un autre pays.


20 heures de FlixBus...
Notre voyage commence alors par un long trajet à travers la France.
Le bus quitte Marseille et enchaîne les arrêts : Valence, Lyon, Paris… puis l’aéroport de Charles-de-Gaulle.
La nuit est longue. Dormir dans un bus n’est jamais très confortable, et après plusieurs heures de route, la fatigue commence à se faire sentir.
À Lille, nous devons attendre près de deux heures dans le froid pour prendre la correspondance.
Mais malgré la fatigue, une chose nous motive : nous approchons enfin des Pays-Bas.


Notre arrivée à Eindhoven
Après ce dur et long voyage, nous arrivons enfin à la gare de Eindhoven. Il est environ 12h30.
Nous sommes fatigués, un peu déboussolés, mais aussi très heureux d’être enfin arrivés.
La première chose qui nous frappe est l’ambiance de la ville. Il y a beaucoup de jeunes, beaucoup de mouvement, mais aussi une certaine tranquillité.
Les gens attendent calmement les bus, chacun reste derrière les lignes au sol, personne ne se bouscule.
Tout semble organisé et respectueux.




La première nuit aux Pays-Bas... sans couette !
Après avoir pris un taxi Bolt, nous arrivons devant notre immeuble vers 13h.
Après plus d'une heure d'attente dans le hall de l'immeuble, l'agent immobilier arrive enfin. Nous découvrons notre appartement et la vue depuis le logement.
À ce moment-là, nous nous regardons et nous pensons la même chose : « Ça y est… on l’a fait. »
Mais la journée n’est pas terminée. Nous devons encore faire les premières courses… et surtout trouver une couette. Le problème, c’est qu’IKEA est à plus d’une heure en transport. Finalement, épuisés par le voyage, nous prenons une décision simple : la première nuit se fera sans couette. Nous dormirons avec nos vêtements et un plaid trouvé dans l’appartement.
Nos premières courses
Le lendemain, nous faisons nos premières courses. Et là, premier choc. Dans le supermarché, tout est différent : les produits, les marques, les prix.
Beaucoup d’aliments sont sous plastique, certains produits français sont introuvables, et tout semble beaucoup plus cher.
Autre différence : la langue.
Entendre et lire pour la première fois la langue néerlandaise est une expérience unique en son genre. On ne comprend strictement rien.
Mais bon, ces premiers jours restent malgré tout excitants : tout est nouveau, tout est à découvrir.
Mon premier vélo aux Pays-Bas
Très vite, nous comprenons une chose : ici, le vélo est quasiment indispensable.
Je dois commencer mon travail dans quelques jours et j’ai environ 7 kilomètres à parcourir pour m’y rendre. Le bus pour mon trajet est plus lent et plus cher. Le vélo devient donc la solution idéale.
Après quelques recherches, nous trouvons une petite boutique de vélos d’occasion. Le vendeur nous propose un vélo simple, avec cadenas et lumières. Prix : 250 euros.
Sur le moment, je trouve cela assez cher pour un vélo basique… mais je n’ai pas vraiment le choix.




Notre état d'esprit après la première semaine ?
Les premiers jours passent rapidement : Nous découvrons la ville, testons quelques restaurants et prenons peu à peu nos repères.
Une semaine après notre arrivée, nous sommes fiers d’avoir franchi le pas. Nous avons un appartement, une nouvelle ville à découvrir et l’impression d’avoir commencé une grande aventure.
Mais nous ne le savons pas encore à ce moment-là…
>>> les premières vraies galères arrivent bientôt.

